Retraites / Redéfinir la solidarité, une urgence nationale
La question des retraites, à l’origine du projet actuel de réforme (présenté en conseil des Ministres le 13 juillet) et qui sera examiné par le Parlement le 6 septembre prochain, est devenue une priorité nationale, compte tenu du déficit vertigineux des différents régimes qui s’établit à plus de 30 milliards d’euros cette année. Ce chiffre n’est que l’arbre qui cache la forêt, car la dette sociale, telle que confiée à la CADES (caisse d’amortissement d’une partie de la dette sociale), qui englobe celle du régime général de la sécurité sociale, s’établit à plus de 100 milliards d’euros, toutes branches confondues.
La problématique est double : réduire le déficit des différents régimes de retraite et, parallèlement, assurer une pension convenable à nos retraités avec la capacité contributive des actifs, dans un contexte où la durée de vie s’allonge, alors que le nombre d’actifs diminue. Cette situation semble insoluble sauf à adopter des mesures impopulaires et à accroitre davantage la dette. C’est ainsi que pour maintenir en l’état le financement de notre système par répartition, selon lequel les cotisations des actifs alimentent directement les pensions des retraités, les gouvernements successifs ont dû recourir à l’emprunt, et ainsi creuser le déficit de la sécurité sociale.
Aujourd’hui, il est difficile de ne pas s’attaquer au problème de fond. Mais la tâche est si périlleuse que certains préfèrent opter pour des mesures transitoires. C’est ainsi que notre gouvernement actuel propose de repousser l’âge légal de la retraite de deux années, à savoir de 60 ans à 62 ans (par un relèvement progressif de 4 mois par an pour arriver à 62 ans en 2018), alors que le chroniqueur Jean Jacques Jugie considère la mesure comme insuffisante : « pour conforter nos régimes de pension, il faudrait raisonnablement fixer à 70 ans l’âge de la retraite ou matraquer les actifs de cotisations et d’impôts » (article paru dans l’hebdomadaire Le Var n° 4360).
Lors de la réunion publique d’information, qui s’est tenue à Dijon le 24 juillet dernier, Patrick Giovannoni, président fondateur du Parti Républicain Chrétien (PRC), a déclaré que «le report progressif de 2 ans de l’âge légal de la retraite ne fait que reporter sur le gouvernement de 2018 la lourde décision de refonte du système».
Pour tenter de résoudre la problématique, le Parti Républicain Chrétien propose de suivre une démarche en deux phases…
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