ALTERNATIVE CHRETIENNE

Question au PRC : Roselyne Bachelot a-t-elle raison d’augmenter la rémunération des IVG ?

A l’occasion de la Journée de la Femme, la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot, vient d’annoncer une augmentation de la rémunération des actes d’interruption volontaire de grossesse (IVG). Une augmentation de près de 50%, qui devrait être mise en vigueur dès cette année. Le coût réel passera alors désormais de 383€ à 625€.

Comme elle l’a expliqué en conférence de presse, cette revalorisation de l’acte s’inscrit dans le cadre de mesures «en faveur de la prévention et de la prise en charge des grossesses non désirées», préconisées dans le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), relatif à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse.

Le gouvernement actuel démontre ainsi son désir d’inciter les établissements de santé, à continuer de pratiquer des avortements. Un désir qui va à l’encontre du droit à la vie, dès la conception, mais également de la santé économique du système de sécurité sociale.

La France enregistre plus de 200.000 IVG chaque année. Un acte remboursé à 80% lorsqu’il est pratiqué en établissement, et même à 100% pour les bénéficiaires de la CMU (Couverture Maladie Universelle) ou pour «les mineures non émancipées sans consentement parental». Avec ce nouveau tarif, le coût total annuel pour la Sécurité sociale pourrait alors avoisiner les 100 millions d’euros.

Quand on sait que la Sécurité sociale s’oriente vers un déficit record en 2010 (environ 30 milliards d’euros), cette décision de Roselyne Bachelot s’avère d’autant plus inacceptable et déraisonnable. En outre, en ne payant que 20% du coût, voire même en ne payant rien (Mutuelle ou CMU), le système actuellement mise en place ne permet en aucun cas la responsabilisation des citoyens. Or, il est essentiel pour tout individu, de retrouver le sens des responsabilités.

Concernant spécifiquement l’IVG, le Parti Républicain Chrétien (PRC) se montre préoccupé par le fait que l’avortement soit toujours présenté comme un droit, et non pas comme une faculté offerte dans des cas bien particuliers. Il devient urgent d’établir une nouvelle règle juridique, mentionnant de manière précise et exhaustive, les cas de recours à l’IVG, laquelle doit rester une exception. La pratique de l’IVG ne doit certainement pas devenir une «vocation» au sein du corps médical.

Par ailleurs, d’une manière plus générale, tout doit être mis en œuvre pour que le citoyen comprenne le sens du mot social, en le juxtaposant à la notion de solidarité et non pas à celui de droit personnel. A ce jour, tous les résidents français profitent du remboursement de frais de santé, quels que soient les revenus du bénéficiaire et quel que soit le coût de la dépense effectuée.

L’accroissement constant de la dette sociale implique un changement de comportement des assurés sociaux, et son remboursement doit devenir l’affaire de tous. Le paiement de cotisations sociales ne doit pas déclencher un droit systématique, mais doit être considéré comme une participation à la mise en place de fonds de solidarité.

mars 8, 2010 Publié par | Bioéthique, Santé | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

L’Union Européenne est responsable de 3769 avortements par jour

L’Institut de Politique Familiale (IPF) vient de présenter au Parlement Européen, son rapport 2010 sur «L’avortement en Europe et en Espagne».

Selon l’IPF, au cours des quinze dernières années, plus de 20,6 millions d’enfants ont été avortés au sein de l’Union Européenne des 27 (UE27), ce qui équivaut à l’ensemble des populations du Danemark, de l’Irlande, de la Slovénie, de l’Estonie, de la Lituanie, de la Lettonie, de Malte, du Luxembourg et de Chypre.

Depuis 1995, l’Union Européenne serait ainsi responsable de 3769 avortements par jour, et à titre d’exemple, pour la seule année 2008, l’UE27 a enregistré plus d’un million deux cent mille avortements.

En outre, l’institut souligne que le nombre moyen d’avortements pendant seulement douze jours dans l’UE27, est plus important que la mortalité sur la route pendant toute une année (39.000 morts en 2008).

Le droit actuel doit devenir une exception

«L’avortement est devenu la principale cause de mortalité en Europe et présente des effets sociaux et démographiques dramatiquement constatables», a déclaré Eduardo Hertfelder, Président de la Fédération Internationale de l’Institut de Politique Familiale (IPF), ce mardi 2 mars, au Parlement Européen.

Depuis sa création en 2005, le Parti Républicain Chrétien (PRC) se montre préoccupé par le fait que l’avortement soit toujours présenté comme un droit, et non pas comme une faculté offerte dans des cas bien particuliers. Il devient urgent d’établir une nouvelle règle juridique, mentionnant de manière précise et exhaustive, les cas de recours à l’IVG, laquelle doit rester une exception.

mars 3, 2010 Publié par | Bioéthique, Union Européenne | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

   

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