Nos convictions chrétiennes font-elles automatiquement de nous des homophobes ?
C’est en toute discrétion, que le Ministre de l’Education Nationale vient d’accorder son agrément à SOS-homophobie. L’association est désormais habilitée à intervenir en milieu scolaire, sur l’ensemble du territoire national. Il s’agirait de sensibiliser les élèves en matière de «différence sexuelle».
SOS-homophobie se réjouit de l’obtention de cet agrément, conforme aux recommandations publiées par la HALDE (1), et comprend ce «succès», comme la juste récompense au «travail acharné des militant(e)s de toutes les associations LGBT» (2). Des militants qui réclament que «la lutte contre les exclusions et les discriminations, en raison de l’orientation sexuelle et l’identité de genre, fasse absolument partie des programmes de la formation initiale et de la formation continue» du personnel enseignant.
Tolérance unilatérale
Les missions de SOS-Homophobie sont de plusieurs ordres. L’association joue un rôle non négligeable dans l’aide aux «personnes victimes d’actes homophobes», et mène parallèlement des «actions de prévention de l’homophobie». Les agressions étant nombreuses, ce travail est primordial, et nous ne pouvons que le saluer.
Néanmoins, le Parti Républicain Chrétien (PRC) s’inquiète de la définition accordée à l’homophobie. Dans son rapport annuel, publié le 17 mai dernier, l’association définie l’homophobe en ces mots : «toute organisation ou individu rejetant l’homosexualité et les homosexuels, en ne leur reconnaissant pas les mêmes droits qu’aux hétérosexuels» (3).
En d’autres termes, toute personne manifestant une opinion contraire à la pensée actuelle, concernant le mariage des homosexuels ou l’adoption pour les couples homosexuels, est estampillée homophobe. Les prédicateurs effrénés de la tolérance, en manqueraient-ils cruellement ? Devons-nous jeter aux oubliettes les libertés de la pensée ?
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