Laïcisme : deux députés communistes veulent chasser le religieux du champ politique
Ce mardi 27 juillet, deux députés apparentés PCF (Parti Communiste) ont déposé une proposition de loi constitutionnelle afin «d’interdire au Président de la République de recevoir tout titre religieux».
Pour Maxime Gremetz et Jean-Jacques Candelier, lorsque Nicolas Sarkozy a été reçu «chanoine de l’Eglise catholique de Latran», le 20 décembre 2007, il aurait prononcé «une phrase scandaleuse», à savoir que «dans la transmission de valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur».
Pour les deux députés communistes, «ce mélange des genres entre le politique et le religieux est insupportable dans notre République». Faut-il en déduire qu’en politique, toutes les inspirations et convictions sont acceptables, pourvues qu’elles ne proviennent pas de Dieu ? Est-il scandaleux de reconnaître le bon travail effectué par un grand nombre de curés ou de pasteurs ?
Pour quelles raisons la foi d’un homme politique pourrait-elle l’empêcher de mener à bien sa mission, alors que les valeurs de l’Evangile sont des fondamentaux indispensables à toute société soucieuse de liberté, d’égalité et de fraternité ?
Dans le désir du mieux-vivre ensemble, n’est-il pas préférable d’envisager la laïcité dans une perspective de respect et de dialogue, plutôt que de l’entrevoir comme «le refus du mélange des genres» ?
Pourquoi placer une barricade étanche entre l’ordre temporel et l’ordre spirituel, alors que les deux s’imbriquent inévitablement et continuellement ? En effet, la foi ne nous conduit pas dans une dimension parallèle, mais nous offre un autre regard sur la société, duquel peut naître une alternative politique.
Au final, comment ne pas rejoindre les propos du Cardinal Renato Martino, lorsqu’il déclare qu’il appartient aux chrétiens de «purifier et d’enrichir» la raison politique, et d’éclairer «avec la lumière de l’Evangile, tout ce qui, d’une manière ou d’une autre, unit la politique à la charité» ?
Ensemble, changeons les cœurs pour changer la nation !
Paul OHLOTT
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Benoît XVI : “Le monde a besoin de politiques authentiquement chrétiens”
Selon Radio Vatican, à l’occasion de la 24ème assemblée plénière du Conseil Pontifical pour les laïcs, le Pape Benoît XVI a invité les fidèles laïcs à participer activement à la vie politique.
Dans son discours Benoît XVI a déclaré que “le relativisme et l’individualisme affaiblissent la démocratie et favorisent la domination des plus forts, alors que l’espérance chrétienne élargit les horizons limités de l’homme : l’Evangile est une garantie de liberté, les principes fondamentaux de la doctrine sociale de l’Eglise sont d’une grande actualité pour la promotion de nouvelles voies de développement. Le monde a besoin de politiques authentiquement chrétiens, la société civile a besoin de témoins du Christ et de l’Evangile”.
Question au PRC : Un effort de tolérance religieuse en Mauritanie et au Maroc ?
Intitulée de la question : Quel regard portez-vous sur la rencontre en faveur de la «tolérance religieuse à travers les traités internationaux sur les droits de l’Homme», qui s’est tenue à Rabat, entre différents acteurs de la société civile du Maroc et de Mauritanie ?
Selon l’Agence de presse du Maroc (Maghreb arabe presse – MAP), les participants ont largement évoqué l’interdiction des minarets en Suisse, un événement qu’ils perçoivent comme un «exemple d’intolérance religieuse».
A cette occasion, le président du Centre des Droits des Gens (CDG), Jamal Chahdi, a souligné l’importance de la coexistence en dépit de la différence de couleur, de sexe, de langue, d’origine ou de religion, ajoutant que les traités internationaux stipulent la liberté du culte.
Mais de son côté, Mohamed Sidati, de l’association mauritanienne, a estimé que l’interdiction des minarets en Suisse, était contraire aux traités internationaux, et que ce genre de pratiques génère de la violence et de la xénophobie religieuse.
Qu’en est-il de la liberté de culte en Mauritanie et au Maroc ?
Selon l’index des persécutions antichrétiennes, réalisé par l’ONG Portes Ouvertes, la Mauritanie s’est hissée à la 8ème place, alors qu’elle n’était qu’en 40ème position en 2006. On peut constater que le gouvernement restreint l’annonce de l’Evangile et la distribution de littérature religieuse non islamique. En outre, bien que la loi n’ait pas été récemment appliquée, se convertir à une autre religion est toujours passible de la peine de mort.
Quant au Maroc, si la tendance semble être à l’amélioration, le pays figure néanmoins à la 37ème place sur l’index des persécutions antichrétiennes. Sur la terre du Roi Mohammed VI, les minorités religieuses sont tolérées, malgré les restrictions sur l’annonce de l’Evangile et la distribution de littérature chrétienne. Toutefois, il est à noter que les nouveaux convertis sont isolés socialement et que les mouvements islamistes ont de plus en plus d’influence.
On est alors en droit de s’interroger : pour quelles raisons ces pays ne dénoncent-ils pas ces persécutions antichrétiennes qui font rage sur leur terre, avant d’évoquer le référendum helvétique ? D’autant que loin d’être une atteinte à la liberté religieuse, le vote du peuple suisse a simplement traduit une réponse franche et courageuse à l’excès du prosélytisme islamiste en Occident. Ce message mériterait d’être entendu dans l’ensemble des pays européens, des pays où contrairement à la Mauritanie, chacun peut pratiquer librement son culte.
Paul OHLOTT


