CNDH : Concilier dignité de l’enfant et protection de la famille
«Il y a seulement deux semaines, j’apprenais le suicide d’une jeune fille norvégienne de 16 ans. Alors qu’elle était encore un bébé, son père avait demandé aux services sociaux une baby-sitter car son épouse souffrait de troubles psychiques. Ces derniers lui refusèrent l’aide demandée, et suite au suicide de la mère, ils placèrent d’office la petite âgée de 2 ans dans une famille d’accueil. Pendant 14 années, le père a essayé de récupérer sa fille, qui après avoir fugué à maintes reprises pour le rejoindre, s’est finalement donnée la mort, à l’âge de 16 ans».
Cette histoire vraie a été relatée par la Présidente du Comité Nordique des Droits de l’Homme (CNDH), Mme Ruby Harrold-Claesson, avocate suédoise, lors dune conférence tenue à Newcastle, le 6 octobre 2000.
Une réaction à l’ingérence excessive de l’Etat dans la sphère familiale
Le Comité Nordique des Droits de l’Homme est une organisation internationale non gouvernementale, créée à Copenhague, en novembre 1996, par un groupe d’avocats scandinaves, fermement décidés à réagir contre les ingérences excessives de leurs Etats dans la vie privée et familiale des citoyens.
Cette ONG cherche à informer l’opinion publique des dérives de la législation sur la garde des enfants, afin d’infléchir la politique sociale en vigueur dans les pays scandinaves (Norvège, Suède, Finlande et Danemark). Pour cela, les avocats du CNDH déposent des requêtes, en majorité contre l’Etat Suédois, devant la Commission Européenne des Droits de l’Homme, et forment des recours devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
Selon les avocats du CNDH, ces dérives sont à l’origine d’ingérences excessives de l’Etat dans la vie privée des familles, ingérences qu’ils considèrent contraires à 4 textes fondamentaux, à vocation universelle, qui garantissent le droit au respect de la vie privée et le droit à la protection de la famille, à savoir…
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6 milliards d’euros pour la préadhésion de la Turquie à l’Union Européenne
Le 2 juin 2009, La Chaine Parlementaire (LCP) a diffusé l’intervention de Bruno LEMAIRE, Secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes. Dans son allocution, il clame haut et fort : «la position du Président de la République, du Premier Ministre et du Gouvernement est claire : nous ne sommes pas favorables à l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne».
Comment devons-nous alors interpréter le rapport de la Cour des comptes européenne (ECA), daté du 22 octobre 2009 et présenté publiquement le 13 janvier dernier ? En effet, celui-ci met en exergue le soutien de la Commission européenne, à hauteur de plus de 6 milliards d’euros, dans le cadre de la «préadhésion» de la Turquie à l’UE.
D’ailleurs, le 2 juin 2009, le député Richard Mallié s’interrogeait déjà sur les intentions réelles de l’Union Européenne et demandait expressément des éclaircissements. «Les négociations d’adhésion avec ce pays se poursuivent à un rythme régulier, avec chaque semestre l’ouverture de nouveaux chapitres. À ce jour, dix chapitres sur trente-cinq ont déjà été ouverts. Les Français ne comprennent pas. (…) À la veille de la présidence de la Suède, pays favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, pouvez-vous nous dire où en sont les négociations avec la Turquie et quelles initiatives la France a prises ?».
Au mois d’octobre 2009, les députés Richard Mallié et Claude Bodin, ont déposé un amendement à la loi de finances 2010, visant à diminuer les crédits de la préadhésion. «Connaissant la position des Français et du président de la République sur cette adhésion, il n’apparaît pas légitime de verser une telle somme», a commenté le député Richard Mallié, qui «ne comprend pas que l’on encourage financièrement ce pays à faire des réformes en vue d’une adhésion à l’UE», puisque cette adhésion n’est pas censée être au programme…
En ce début d’année 2010, l’importance des sommes allouées (1,249 milliards d’euros au cours de la période 2002-2007, et 4,873 milliards d’euros de 2008 à 2013) nous interpellent désormais, quant à la possibilité réelle, pour les citoyens européens, de s’opposer encore à l’adhésion de la Turquie. Il semblerait malheureusement que son adhésion ne soit plus qu’une question de temps. Un véritable coup de massue donné à l’ensemble des citoyens qui s’y opposent fermement, non sans raison.
Paul OHLOTT
Les vertus éducatives de la fessée
Estimant que la France est en retard sur la Suède et l’Allemagne, au regard des châtiments corporels infligés aux enfants, Edwige Antier a déposé un projet de loi visant à l’interdiction de la fessée. La députée UMP et pédiatre reconnue, estime que cet acte “violent” n’a jamais permis de résoudre un conflit et souhaite ainsi diminuer la pratique des fessées en France.
Pourtant, à bien y réfléchir…
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La fessée marque une limite à ne pas franchir. C’est le voyant rouge indiquant STOP, le moment ultime que connaît l’enfant, qui indique un débordement ou un abus. C’est un repère, une ligne de démarcation, lui permettant de se situer dans la relation, de se maîtriser pour ne plus la recevoir et de corriger son comportement.
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La fessée intervient souvent après de multiples semonces et avertissements oraux.
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La fessée évite parfois au parent de crier en vain ou de menacer.
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La fessée est perçue par l’enfant, comme relevant de la prérogative du parent, lorsqu’elle est justifiée et ne fait pas mal. D’ailleurs, l’enfant ne la conteste pas très longtemps.
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Interdire la fessée, c’est enlever à l’enfant un symbole d’autorité
La fessée suppose une intelligence et du discernement de la part de celui qui la donne. Seul le parent, qui en est l’auteur, peut juger du moment opportun de la fessée et de son intensité, en aucun cas le législateur ! Légiférer sur cette question pourrait être perçu comme une volonté de nier aux parents leur autorité, comme un manque de confiance à leur faculté de discernement et d’éducation, voire même, comme une immixtion injustifiée de la part de l’Etat dans la sphère éducative privée.
L’interdire, c’est enlever aux parents une prérogative essentielle. Chaque parent sait que la fessée doit être normalement le recours ultime, la dernière solution. Bien souvent, elle est donnée sur le pantalon ou la jupe, et prend la forme d’une simple claque sur les fesses. La fessée est normalement réservée aux cas de désobéissance volontaire de l’enfant ou de défi ouvert. Son objectif est de marquer une limite et d’éliminer du cœur de l’enfant, la folie passagère qui l’envahit, la rébellion, et le manque de respect à l’égard des parents. Interdire la fessée, c’est enlever à l’enfant un symbole d’autorité.
Si la famille perd petit à petit son rôle de ciment de la société, c’est précisément en raison d’un manque de repères et de valeurs véhiculées dans la société. L’article 2 de la Ligne politique du Parti Républicain Chrétien nous rappelle que l’équilibre de l’enfant découlera «de l’unité familiale». Il appartient donc aux parents de véhiculer les valeurs au sein de la famille et d’instaurer des règles, avec autorité.
A force de bannir les devoirs ou les contraintes, de ne privilégier que les droits, et notamment ceux des enfants, ces derniers perdent leurs repères. Quant à l’Etat, en s’immisçant dans la sphère privée, il risque de se substituer aux parents dans le mode éducatif, d’imposer son mode de pensée unique, et ainsi, de faire disparaître un lien social capital : celui de la famille. La cellule familiale est le dernier bastion de liberté garantissant encore une diversité et la possibilité de transmettre des valeurs.
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